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La Clinique Rhéna se prépare à ouvrir l’Institut Cardiovasculaire de Strasbourg

Regroupement ! Un mot fort de sens pour la clinique Rhéna. En fusionnant les trois cliniques confessionnelles Adassa, Diaconat et Sainte-Odile, l’objectif était aussi de faire de la clinique Rhéna, un établissement de soins pluridisciplinaires où toutes les spécialités de la médecine se retrouveraient pour prodiguer aux patients des soins de qualité dans les meilleures conditions. Le pari se gagne. Car en 2015, alors que les travaux de construction de Rhéna sont en cours, le Groupement d’Explorations Radiologiques et Cardiovasculaires (GERC) décide de rejoindre le futur nouveau campus médical pour y ouvrir un pôle dédié à la cardiologie.

Equipements de pointe, méthodes de soins innovantes, tout ce dont peut rêver un médecin pour exercer. Ce sont d’ailleurs les médecins du GERC qui ont « dessiné l’outil de travail de leur rêve ». Trois ans après la signature de l’accord, l’institut Cardiovasculaire de Strasbourg est en pleine finalisation pour une livraison en 2019. 8 000 m2 supplémentaires au sein de la clinique Rhéna pour accueillir des professionnels expérimentés et spécialisés pour venir à bout des maladies cardiovasculaires, l’une des premières causes de décès.
Nos échanges sur le sujet avec Guillaume Lohr, Directeur Général de la clinique Rhéna.


Guillaume Lohr. © Yves Trotzier

1- Les mérites de ce futur établissement sont vantés. Concrètement qu’est ce que cela représente pour la ville de Strasbourg ?

Rhéna propose les activités de médecine, chirurgie, obstétrique, urgences et SOS main, soins de suite et de réadaptation. Nous proposons aux praticiens un plateau technique diversifié qui répond à leurs besoins et à ceux des patients.
Au début du projet pour le regroupement des trois cliniques, le projet Rhéna a reçu une subvention des pouvoirs publics car ils avaient conscience de la valeur ajoutée du projet en termes d’amélioration de la qualité de soins et d’économies pour l’assurance maladie. Car le fait d’avoir l’ensemble des compétences et des moyens regroupés dans un seul et même bâtiment permet de simplifier, d’accélérer et donc d’améliorer le circuit du patient. A titre d’exemple, une intervention pour un problème digestif peut nécessiter au décours de l’intervention en plus du chirurgien digestif, l’intervention d’un chirurgien urologue. Cette prise en charge « à quatre mains » permet d’éviter de réopérer secondairement le patient. C’est ce à quoi nous aspirions et c’est aujourd’hui une des réalités de la clinique Rhéna. C’est un confort accru pour le patient, des risques évités et des économies pour l’assurance maladie.

Pour la création de l’institut de cardiologie, nous n’en avons pas reçu, le projet est entièrement porté par Rhéna et le GERC. Il sera une première à Strasbourg. En France, il existe probablement des structures qui s’en rapprochent. Il est important de rappeler que nous sommes un établissement de santé privé à but non lucratif. Nous n’avons pas d’actionnaire, nous ne versons aucun dividende et aucun objectif de rentabilité financière à atteindre. Notre seul et unique centre de préoccupation est le patient et chaque centime d’euro gagné est systématiquement et intégralement réinvesti dans le soin au service des patients. Et nos efforts sont récompensés . Car en seulement un an activité, la clinique Rhéna a été classée 7e sur 1100 dans le palmarès des meilleures cliniques de France, réalisé par le magazine Le Point. Nous en sommes plutôt fiers, c’est une forme de reconnaissance et de réconfort.


2- Rhéna rentre dans sa deuxième année. Quel regard portez-vous sur son évolution à ce jour ? Quelle est votre vision à long terme ?

Notre objectif c’est avant tout d’avoir des patients satisfaits. L’un des éléments d’insatisfaction qui revient régulièrement, c’est la distance (relative à 300 mètres) qui sépare la clinique du parking. C’est pourquoi nous avons programmé la construction d’un parking en silo sur 5 étages qui permettra de rapprocher les patients de l’entrée de la clinique. Il sera opérationnel en fin d’année prochaine.
Nous travaillons également en étroite collaboration avec la maison médicale qui est indépendante de la clinique Rhéna et dans laquelle un certain nombre de cabinets médicaux ont décidé de s’installer pour être au plus proche de la clinique. Nous avons créé une passerelle pour relier les deux bâtiments afin que les médecins y exerçant puissent accéder rapidement à nos infrastructures. C’est un confort d’exercice très apprécié des médecins. Nous continuons à collaborer dans ce sens.
Nos objectifs à long terme sont notamment de pouvoir proposer des techniques de procréation médicalement assistée (PMA), d’ouvrir un service de médecine nucléaire, de renforcer nos collaborations avec l’Allemagne. Nous souhaitons faire de Rhéna une clinique transfrontalière dans l’Eurodistrict et nous positionner comme fer de lance de cette collaboration.


3- La clinique est implantée dans le plus grand quartier de Strasbourg, comment s’y intègre-t-elle ? Quelles sont les actions menées à ce jour ?

La notion de proximité est très importante pour nous. Au niveau de la restauration, l’approvisionnement se fait essentiellement auprès de producteurs et fournisseurs régionaux de façon à privilégier les « circuits courts », les produits de saison, issus d’une agriculture responsable. Nous nous refusons à proposer à nos patients des repas industriels contrairement à une tendance générale dans les établissements de santé qui recherche toutes sources d’économie possibles. Nous avons une cuisine en interne où les repas sont cuisinés chaque jour par notre chef et sa brigade ; car ce qui compte avant tout c’est la satisfaction du patient et la qualité des repas fait partie du soin.

Pour le projet d’extension et la construction du parking, 64% des entreprises qui ont été retenues sont des entreprises locales. Et c’était comme pour la clinique Rhéna et l’institut cardio-vasculaire, l’un des critères de sélection lors des appels d’offres.
Au Neudorf, notamment au Port du Rhin, nous avons mis en place des partenariats avec Auport’Unes, une entreprise d’insertion basée au Port du Rhin, avec la Mission Locale et l’Eurométropole de Strasbourg afin de proposer emploi, formation, insertion professionnelle. Il s’agit surtout de permettre à des personnes très éloignées de l’emploi d’en retrouver un via des formations ou des stages comme agents hospitaliers ou de restauration.


Quelques chiffres sur L’ICS

  • 8 000 m2 de surface
  • 4M€ d’équipements
  • 4 salles de cathétérisme
  • 11 cardiologues et radiologues interventionnels
  • 2 chirurgiens vasculaires
  • 40.000 patients attendus chaque année dont 7.200 hospitalisés.

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