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La vie du quartier Neudorf - Schluthfeld - Port du Rhin - Musau - Presqu'Île Malraux
Le square du Neufeld aujourd'hui. Photo © Edouard Schwab

Je me souviens de la place du Neufeld dans les années 70

Cela fait bien longtemps que je traîne mes guêtres dans ce quartier/ village. Je l’ai vu changer, évoluer, grandir, se moderniser. En vagabondant à travers ma mémoire, je ne peux faire autrement que m’arrêter, place du Neufeld. Aujourd’hui très sage, très ordonnée, organisée, barricadée même, elle fut pendant longtemps le point de ralliement de presque tous les adolescents du quartier.

Des glissades sur le tobogan…

Pendant les années où j’y étais scolarisé, c’était l’endroit où l’on se retrouvait, parfois une heure avant et après les cours, pour s’amuser. Il y avait le carrousel. L’idée n’était pas de s’en servir en s’asseyant sagement mais de sauter et d’en descendre pendant que l’un d’entre nous au milieu le faisait tourner le plus vite possible. Nos genoux ont connu quelques épisodes douloureux. Les deux autres jeux étaient plus classiques. Le toboggan, qu’il fallait remonter à contre sens et descendre debout, en glissant, et une autre structure métallique sur laquelle on pouvait grimper, s’accrocher, s’y suspendre tête en bas, monter au sommet pour s’y mettre debout en s’imaginant être au sommet d’un donjon médiéval.


…à la formation de bandes rivales

Adolescent, on s’y retrouvait le soir. Quand les derniers écoliers étaient rentrés bien sagement chez eux, le ballet des mobylettes commençait. La place était équipée de huit bancs, abrités sous d’énormes platanes et chacun d’entre eux accueillait sa propre bande. Bien que nous connaissant du lycée ou collège, parfois étant même voisins, nous ne nous mélangions que très rarement. Un salut de principe à la limite mais les contacts s’arrêtaient là.

Sur notre banc on passait des heures à discuter, rire, se chamailler, draguer, tout en écoutant le dernier Pink Floyd, Creedence Clearwater Revival ou Rolling Stones sur des cassettes audio.
La place ne connaissait un repos que tardivement lorsque chacun rentrait chez lui aux alentours de 22h00.


Les ballons à travers les fenêtres

Le jeudi tout d’abord, puis le mercredi, la place était occupée en permanence. Très tôt les footballeurs investissaient les lieux. Jean-Luc, René, Serge et autres jouaient d’interminables parties de football, sur un sol gravillonné ou chaque chute faisait d’eux de véritables héros le lendemain en retournant en classe, parce que bardés de pansement. Combien de ballons ont atterris dans les propriétés voisines avec des destins plus ou moins heureux. Soit les propriétaires des lieux sortaient en vociférant puis en leurs lançant le ballon à la tête, soit le ballon revenait crevé. Il arrivait même qu’il ne revienne jamais. Après un moment de stupeur, bien vite un nouveau ballon apparaissait comme par magie et la partie pouvait continuer. L’après-midi, les bancs retrouvaient leurs bandes et le ballet des mobylettes recommençait.

Pour nous cette place était le centre de notre monde. Aujourd’hui encore à chaque fois que mon chemin me mène vers elle, je ne peux m’empêcher d’éprouver une certaine nostalgie, pour ces jours heureux, cette partie tellement importante de notre vie qu’est l’adolescence et en mettant les lunettes du souvenir je peux voir : Sylvia, Eric, Pierre, Helène, Anne, Monique, Patrick, Robert, Christian, Patricia, Serge assis sur notre banc, me saluer en passant.

Jean-Marc Kaminske,
Neudorfois de naissance et de cœur

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